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Voyage à Rome

Ostie, le port du Tibre

Par MICHEL DECHA, publié le mardi 13 février 2018 19:09 - Mis à jour le mercredi 14 février 2018 08:18
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Où l'on vérifie que sous le soleil exactement, pas à côté, pas n'importe où, c'est nettement mieux qu'à Nantes, en ce moment

Se rendre auprès de l'embouchure du fleuve qui s"écoule à Rome a permis dans un premier temps un concours de bons mots volontaires mais de piètre qualité ("Il est pas si féroce, ce Tibre") ou involontaires et croustillants : à propos d'une divinité orientale vénérée à Rome, et dont la statue trône dans le musée local un touriste anglophone demandait à sa compagne "Have you seen Mithra yet ?" ce qu'une élève facétieuse et spécialiste de chanson française a traduit par "Z'avez pas vu Mithra ?".
Mais l'intérêt, c'était surtout la découverte d'un port antique, aujourd'hui abandonné (aucun lien avec le mot-clé Balance ton port, cependant) avec ses temples donc mais aussi ses forum, ses thermes, son théâtre et l'équivalent de nos points de vente de kebab, les thermopolia.
Joie enfantine du groupe face aux latrines communes à l'époque qui, apprend-on, permettaient de discuter affaires dans la plus stricte intimité, ce qui, pour nos sens effarouchés d'aujourd'hui, semble un espace de travail un peu particulier.
Fresques et mosaïques conservées dans les demeures d'origine sont une source d'émotion quasi romantiques mais plutôt chez les adultes bizarrement. La jeunesse n'est pas insensible aux statues enlacées d'Amour et de Psyché, quoique le premier soit aussi grassouillet que s'il avait été nourri à notre hôtel depuis sa plus tendre enfance.
Direction ensuite la nécropole étrusque de Cerveteri : on déambule au milieu de tombes en tumulus dont certaines sont encore impressionnantes par leur volume, notamment : dépression impossible pourtant après une telle visite du fait des reproductions souriantes des personnes défuntes sur leurs sarcophages, de la beauté du mobilier funéraire et de la richesse des décorations intérieures.
Suite à un malentendu entre le chauffeur et une enseignante désolée, les élèves n'ont pas pu conclure la journée par un musée archéologique dont la promesse de visite les faisait saliver à l'avance. Déception énorme, larmes et colère rentrée quand, en remplacement, une promenade sur la plage pour finir le trajet jusqu'à l'hôtel leur a été proposée. Quoi ? Pouvoir se baigner les pieds, devoir s'amuser dans le sable, admirer le coucher du soleil sur le domaine de Neptune ? Etait-ce donc pour cela que le séjour scolaire avait été élaboré ? Et puis il faudrait sans doute encore subir le même menu diététique que les deux soirs précédents ! Vivement de retrouver l'exigence des cours et les topinambours en famille, conclut le groupe avant de retourner à ses chères études.

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